18.04.2006

Le CV anonyme

Des idées sur le CV anonyme ? des questions ? Regardez cette video de Brother&Brother, décidément très en forme.

J'adore !

 

 

 Un récapitulatif pour avoir du texte en plus de ces images sur le CV anonyme.

26.02.2006

Mail toujours... ça m'intéresse

Une entreprise, dont je tairai le nom par respect pour ses employés, a la chance d'avoir un chef de projet haut placé adepte de méthodes de management originales, dont l'une très savoureuse : "drop and forget".

Lorsqu'il reçoit un mail de ses collègues, il agit systématiquement comme suit :

    1) Drop : après avoir pris connaissance de l'intitulé du message,il est mis immédiatement dans la corbeille (vidée régulièrement).

    2) Forget : l'intitulé du message est tout aussi immédiatement vidé de la tête de ce chef de projet.

Intérêt de la méthode : expédier rapidement les projets dans des pèriodes difficiles où ils s'empilent. Ca va vite. Très vite. La fuite des collaborateurs de cette personne vers d'autres entreprises s'accèlere tout autant. 

17.02.2006

Les investisseurs, un monde si humain

Pour trouver un financement, le rituel veut que l’on présente à une assemblée (proportionnelle en nombre au montant des fonds à lever) un plan. Un plan stratégique, mais surtout un business plan.

La moindre des politesses est de présenter un dossier structuré, solide, convaincant. L’investisseur délie volontiers les cordons de sa bourse si il est persuadé d’un retour sur investissement ferme, durable et en contrepartie d’un faible risque.

Mais comment convaincre ? M. Ghosne nous montre l’exemple : exposer un plan plus ferme et plus durable que ceux des concurrents.

De manière générale, le business plan se dote de courbes croissantes pour les revenus, décroissantes pour les coûts, de soufflés gonflés pour les profits, dégonflés pour les risques. Les projections se doivent d’être particulièrement optimistes.

Il est dit que les investisseurs en prennent compte, car sur  un projet éclabousse l’optimisme de son porteur. La performance de M. Ghosne me fait croire le contraire.

Le matin, il ne convainc pas. L’après midi, face aux investisseurs, il éblouit, ils applaudissent. A quoi est dû ce renversement ? Un investisseur qui a assisté à la scène, et qui a applaudit très fort, nous donne la recette simple du succès : quand les concurrents hésitent (les variations de la conjecture, notamment le prix du baril de pétrole, la situation géopolitique et les évolutions du commerce mondial), il affirme ; lorsque le meilleur du secteur a une marge opérationnelle de 7%, lui pose comme minimum 6% (contre 3% aujourd’hui). Les voitures ne se vendent pas ? Mais de nombreuses nouvelles voitures / nouvelles versions arrivent ! Le tout en trois ans.

Magicien de l’entreprise ? Je le souhaite à Renault. En attendant, il sait communiquer. Comment notre investisseur témoin est-il si confiant vis à vis des chiffres donnés avec tant de conviction mais peu d’arguments ? Par un bruit de couloir. « Il paraît » que Ghosne a hésité longuement entre annoncer 6 ou 8%. Il a choisit 6%. M. Ghosne est donc un homme raisonnable, prudent qui sait où il va et qui se ménage de la réserve. ( !!)

La bonne vente (et d’une certaine façon le bon financement de projet) est bien loin du bon produit… à moins que le seul vrai bon produit soit, comme on nous l’apprend, le produit qui se vende. Les chiffres l’emportent sur le produit. Mais pour combien de temps ?