10.11.2008
Au revoir Blogspirit
Je tourne la page Blogspirit et clos un chapitre pour en (ré)ouvrir un nouveau sur Typepad. Toutes les explications et plus encore à l'adresse suivante, nouveau blog de Mathieu Alleaume.
23:27 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : blog, déménagement, perso
18.05.2008
De Google à Facebook, par amour de l'argent
Un court article intéressant de Cécile Ducourteux éclaire les transferts de dirigeants de Google vers Facebook. Il n'est pas question d'aventure entrepreneuriale dans l'industrie du Web, simplement de gros sous.
Google s'est introduit en bourse il y a déjà quelques temps. Les dirigeants ont empoché les dividendes des stock-options. Il n'y a donc plus rien à "vivre" dans cette boîte. Facebook,lui, n'a pas encore ouvert son capital... le potentiel est alors à explorer !
Si certains pensaient que de nombreux acteurs du Web (2.0 ou plus encore) ne proposaient que du vent, ceux qui quittent Google vers Facebook abondent en leur sens. Facebook fait beaucoup parler de lui, et fait ainsi gonfler sa valeur d'achat. Or la façon dont Facebook gagne (ou peut à l'avenir gagner) de l'argent est encore obscure.
L'entreprise Web 2.0 spéculative n'est pas dirigée par des philanthropes, en faisant une entreprise comme une autre. Heureusement, il en reste quelques uns animés d'enthousiasme pour ce qu'ils font : un exemple avec Justin Rosenstein.
22:35 Publié dans Réseaux sociaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Web, google, facebook, dirigeants, stock options
01.04.2008
Le graphène : une idée simple pour une technologie de pointe
Est-il possible d’inventer de nouvelles techniques High Tech simplement ?
En 2004 – 2005 les membres de l’équipe d’Andre Geim de l’université britannique de Manchester ont une idée simple : ils déposent du ruban adhésif sur un tas de graphite (= mines de crayon à papier) concassé grossièrement. Dans la poussière collée au ruban, ils trouvent quelques feuilles de graphène, stable à température normale.
C’est depuis devenu un sujet de recherche national pour la Grande Bretagne.
L’enjeu : remplacer le silicium dans la composition des transistor, et ainsi poursuivre la miniaturisation de ces composants (passage sous la barre des 10 nanomètres de large).
La production industrielle ne va pas se faire au moyen d’une armée de personnes face à un tas de mines de crayon à papier équipées de rubans. Là, des techniques sophistiquées interviennent. Mais le « POC » est enfantin…
07:45 Publié dans Société de l'information | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : graphène, geim, recherche, simple
29.03.2008
[Théâtre] Jupe courte et conséquences : très bien
Un nouveau spectacle rafraichissant au Lucernaire : une comédie originale, intelligente, simple et tellement sympathique ! Un entre-deux que j'ai vivement apprécié !
Le début est un peu déroutant par rapport aux résumés proposés par les différents synoptiques. Une petite longueur, et hop, la pièce s'emballe : retournements, rires et émotions, jusqu'à la dernière phrase du spectacle ! (ce qui est à mon avis devenu rare en ce moment).
Les acteurs, un homme et une femme, sont bons. Les dialogues aussi. Rien à dire. Si : allez-y !
Le synoptique donné par le Lucernaire : "Excédée par les regards lubriques et les propositions grossières des hommes dans la rue, une femme décide de s'en prendre au prochain dragueur. Elle revêt jupe courte et bottes élégantes et s'aventure dans un jardin public..." La pièce commence à ce moment là.
L'entre deux se joue entre Hervé DEVOLDER, qui a aussi écrit cette comédie, et Stéphanie CAILLOL.
Pour les réservations :
- Réservation en ligne au lucernaire (le théâtre est rue notre dame des champs, à deux pas de la tour montparnasse)
- Résrvation en ligne sur billetreduc
Et bonne soirée !
12:20 Publié dans Bac à sable | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Théâtre, comédie, lucernaire, Devolder, Caillol
27.01.2008
SFR que des conneries
[Article mis à jour le 30 janvier 2008, puis le 20 février 2008]
Chronique de mes relations avec SFR ces derniers mois, aussi risibles que pitoyables. Ou comment un opérateur mobile se moque ouvertement de ses clients.
En résumé : une agence SFR n'arrive pas à envoyer des documents justificatifs qui devraient permettre de tout mettre en ordre. Que ce soit par voie informatique ou fax, SFR n'en a jamais eu connaissance. SFR applique avec soin la tactique de l'autruche, appliquant délais et intimidations dans sa relation client. En attendant, les débits mois après mois ne s'arrêtent pas...
Chronologie d'évènements en cours (lancez la musique ci-dessus pour être dans l'ambiance) :
Samedi 17 novembre 2007 : je cède aux sirènes de la publicité et me précipite dans un espace SFR près de chez moi pour ouvrir une nouvelle ligne et souscrire un forfait « Illimythics ».
Dimanche 18 novembre 2007 : je me casse un peu la tête sur le joujou que j’ai entre les mains. Très décevant, le système est bridé, impossible à utiliser sérieusement contrairement à ce que m’avait dit le vendeur (j’apporte des précisions dans un billet dédié).
Lundi 19 novembre 2007 : j’appelle le matin le service consommateur de SFR (06.1000.1900 et 3 fois 0). Pas de problème pour reprendre le téléphone et couper la ligne : il me suffit de le rendre à l’agence où je l’ai acheté le samedi, avant la fin de la journée. Pas de bol, les transports en commun de Paris sont en grève. J’y arrive quand même, je remets le téléphone dans son coffret à l’agence. J’insiste pour avoir un justificatif prouvant la transaction, que l’on me donne. Normalement tout sera réglé sous 3 jours…
Lundi 26 novembre 2007 : je reçois une facture de SFR m’informant que 49,00€ seront prélevés le 12 décembre prochain. J’appelle le service client SFR (numéro ci-dessus) : « ben on a rien reçu, il faut payer mon cher monsieur ». J’appelle l’agence SFR : « on a envoyé les papiers en temps et en heure… ». Sentiment d’être le dindon de la farce L. Mes horaires ne me permettent pas de passer à l’agence SFR avant le week end. Grrr.
Samedi 1er décembre 2007 : je vais à l’agence. Le gars ne comprend pas : il a envoyé les docs. Il me dit qu’il va voir ça avec l’ingénieur d’affaire. Appel au service client SFR : pas de nouvelle. J’en profite pour m’assurer que personne n’utilise ma ligne (qui est sensée être au fond d’un tiroir de l’agence). On me passe le service résiliation. Voix glaciale, pas de bonjour : le ton est donné. Je lui explique. En réponse mon interlocutrice m’accuse de lui mentir ! Circulez, il n’y a aucune raison de se plaindre. Je n’ai qu’à payer gentiment.
J’en suis réduit à attendre que l’agence fasse évoluer la situation.
Mardi 4 décembre 2007 : J’appelle l’agence. Rien de nouveau : en attente d’action de l’IA.
Jeudi 6 décembre 2007 : idem.
Lundi 10 décembre 2007 : idem.
Vendredi 14 décembre 2007 : l’agence envoie à nouveau les documents à SFR.
Mardi 18 décembre 2007 : je contacte le service client SFR pour savoir s’ils ont reçu quelque chose. « Ben non ». Je demande quoi faire : rentrer en contentieux ? L’interlocuteur semble motivé : il me dit ouvrir un dossier comme quoi il y aurait un problème. Un mois pour ouvrir un incident sur leur outil de ticketting… Champion ! ça va faire bouger les choses, mais il faudra attendre que les fêtes de fin d’année se passent.
Vendredi 21 décembre 2007 : à tout hasard, avant de partir en vacances, je rappelle pour savoir si quelque chose se passe. Le dossier est en cours d’instruction.
Jeudi 3 janvier 2008 : le dossier est en cours d’instruction.
Mercredi 9 janvier 2008 : appel du service client de SFR (miracle ?!?). Le dossier est bien pris en compte : l’interlocutrice m’informe qu’elle a appelé l’agence SFR qui lui a dit avoir déjà envoyé 2 fois les documents. Elle a vérifié du côté de SFR : rien. Donc elle m’invite à retourner à l’agence pour leur demander d’envoyer les documents. Je deviens rouge : elle se fout de moi ou quoi !? Je lui précise qu’elle doit le faire elle-même puisque le problème semble se situer entre l’agence et SFR… et lui demande de ne pas refermer le dossier puisque les documents ne sont pas encore arrivés.
Jeudi 10 janvier 2008 : j’appelle l’agence SFR pour avoir des infos. Les documents ont été faxés à nouveau. Le mec de l’agence qui suit mon dossier commence à en avoir particulièrement marre. D’autant qu’un téléphone est immobilisé et ne peut être vendu… alors que les forfaits illimythics sont épuisés.
Samedi 12 janvier 2008 : je passe à l’agence SFR pour avoir des photocopies des documents et avoir une attestation écrite de ma bonne foi, précisant que j’ai rendu le téléphone en temps et en heure. Mon objectif : commencer à constituer un dossier pour envoyer les documents directement.
Mercredi 16 janvier 2008 : je téléphone au service client SFR. Pas de nouvelle. Je demande à qui je dois envoyer les documents. Réponse : « ben je sais pas ». Arf. Un vrai service client ? Après 20 bonnes minutes de discussion, la conclusion de l’interlocuteur qui visiblement ne pouvait pas obtenir l’information depuis son ordinateur : « allez à l’agence SFR, elle vous dira ».
Vendredi 18 janvier 2008 : appel de l’agence SFR. Après avoir insisté lourdement et passé plusieurs coups de téléphone avec son IA à différentes entités de SFR, normalement les choses devraient être réglées sous 48 heures ! Espoir ?
Mardi 22 janvier 2008 : j’appelle le service client SFR pour avoir des nouvelles. Mon interlocutrice me dit que non, rien à signaler. Je lui parle d’un dossier ouvert sur le sujet. En effet elle le voit, mais il a été ouvert le 8 janvier et il faut du temps pour qu’il soit traité. Combien de temps ? 10 jours, ouvrés (précise-t-elle avec un brin de satisfaction). Là elle m’énerve sérieusement : je lui précise que 8 + 10 + 2 week end (soit 4 jours) = 22… soit aujourd’hui ! Donc ? Sa réponse fut simple, elle me raccrocha au nez !
[Mise à jour du 30 janvier 2007]
Lundi 28 janvier 2008 : je reçoit un courrier de SFR. Espoir ? Non, la facture. Et là, il faut payer par chèque / TIP. Donc en plus du forfait s'ajoute le prix du timbre... J'appelle donc le service client. Premièrement, pour savoir où en sont les choses. Apparement le dossier avance vraiment (!). Je n'ose plus y croire. Deuxièmement, par curiosité, je voudrais savoir qui a fait la modificati ndu mode de paiement (passage du prélèvement automatique au TIP). Je demande à ce qu'il soit bien précisé que ce n'est pas moi, mais les services dee SFR, à leur initiative. Il ne manquerait plus que je sois fiché mauvais payeur...
Mercredi 30 janvier 2008 : MIRACLE. Le service client SFR me téléphone. Une voix mielleuse, très polie, m'annonce que mon forfait va être annulé !!!!! Pas la peine de prendre en compte la dernière facture. Le trop perçu par SFR me sera versé d'ici 10 jours. Ce qui est amusant, c'est que lorsque la communication devient bidirectionnelle, c'est un miracle. Comme on m'a dit quand j'étais petit : "les promesses n'engagent que ceux qui les croient". Mon petit Saint thomas me pousse à attendre patiemment...
A suivre...
[Mise à jour du 20 février 2008]
... fin en février !!
Tout est rentré dans l'ordre. COup de fil miraculeux de SFR, suivi quelques jours plus tard d'un virement sur mon compte des trops perçu.
Comme quoi... tout vient à point à qui sait attendre.
09:10 Publié dans Bac à sable | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SFR, illimythics, relation client
12.11.2007
Facebook : parce qu'il faut en parler
Facebook marche bien. Très bien même. Si vous n'en êtes pas persuadés, demandez donc à Microsoft qui rentre dans le capital de la société pour un investissement de 300 à 500 millions de dollars. Affolant.
Mes impressions sur Facebook :
- ça ne sert à rien, si ce n'est à perdre du temps. C'est une très bonne utilité en soi, mais dur d'aller plus loin. Plus précisément, dur d'y dépenser de l'argent. Non qu'il n'y ai pas un business, mais je n'en serai pas un consommateur. c'est comme skyblog : c'est une plateforme de blogs que préfère un public d'adolescents et étudiants (ou qui tentent de le rester). Le problème fondamental : le fait que j'y perde pas mal de temps sera source d'information publicitaire, et donc source de richesses énormes pour quelqu'un d'autre. Je n'y ai pas trouvé une utilité pour mériter ça.
- L'effervescence d'applications est très intéressante. Facebook réussit pour le moment à combiner la force de travail de deux populations :
- Les développeurs : ils mettent au point des applications, ludiques, souvent assez bien faites, dans un environnement maîtrisé par facebook qui devient un parc de loisirs où chaque utilisateur choisit ses attractions.
- Les utilisateurs : ils passent du temps à agir, commenter, donner leur avis, goûts et faire des choix. Bref, de bons cobails pour tout publicitaire. Rien de nouveau, d'autant que l'objectif de facebook est justement d'étudier et de diffuser des "expériences publicitaires" d'une manière tout à fait inédite.
-
Je me suis inscrit sur le site, y ai ajouté régulièrement des "amis". Côté positif, j'y ai repris contact avec pas mal de monde dont je n'avais pas eu de nouvelle depuis longtemps. Mais je vais arrêter d'utiliser la plateforme, car ce qui était nouveau commence à sentir le roussi : je n'ai pas envi d'être un "diffuseur de nouvelles tendances", bref un profil "sandwich" couvert de pubs.
D'autres bonnes raisons de ne plus utiliser facebook.
22:35 Publié dans Réseaux sociaux | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Facebook
07.11.2007
Le Hacker reconverti... du cinéma !
Que devient un hacker qui, après avoir sombré de nombreuses années dans le côté obscure du web, se ressaisit et décide d'avoir une vie plus en adéquation avec ses semblables humains (pavillon de campagne + chien + enfants + etc) ?
Deux réponses :
- Pas policier
- Star dans l'industrie cinématographique.
La police le rappel dans une série d'interviews qui relèvent uniquement de la com. Le hacker qui finit dans la police, ça ne se voit que dans les films... je pense qu'ils ne pensaient pas avoir à ce point raison ! Dans un interview très intéressant, lui, Wired recueille les confessions d'un hacker qui s'est mis au service de la MPAA. L'histoire est savoureuse, mélangeant vengeance personnelle, espionnage et lutte de pouvoirs.
Liens :
- Une reprise de cet article en français pour les paresseux
01:05 Publié dans Bac à sable | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.10.2007
Le stationnement plus pratique pour les parisiens... mais pas sain et sauf !!
La ville de Paris communique sur le stationnement résident (des voitures). La mairie part du constat suivant, rappelé dans "la lettre des déplacements" n°25 d'octobre 2007 :
- 1 parisien sur 2 possède une voiture (soit 1 bon million);
- 12% des résidents parisiens utilisent leur véhicule dans leurs déplacements quotidiens.
Conclusion : la plupart des véhicule parisiens sont le plus souvent en stationnement. Je suis dans ce cas.
Il y a un peu plus d'un an, lorsque des travaux de réaménagement de la voirie, le stationement dans le quartier est devenu payant. J'en ai profité pour voir ce qui existait dans l'offre de stationnement du quartier. Bonne surprise, l'OPAC propose 2 parkings à moins de 30 secondes à pieds de chez moi. Top. Je cours m'inscrire.
Tarifs acceptables pour Paris (~80€ par mois pour une place, pas un box privé), je souscris content de stocker en bone place une voiture inutile la semaine. Tout va bien, jusqu'à ce que...
- l'administration de l'OPAC m'envoie des couriers, assez contradictoires. Globalement, après m'avoir réclammé un mois de stationnement à coups de missives avec les mots clés "avocats", "poursuites" et autres réjouissances, je reçois une demande de R.I.B. pour recevoir le remboursement du trop perçu...
- ma voiture se fasse fracturée ! Vitre avant droite explosée, pour récupérer des pièces destinées à la revene (je suppose) : pare soleil, capot de boîte à gants. Aucun CD n'est pris, les rollers sont toujours derrière. Je préviens sous 48 heures assurance, gardien du parking, responsable du dosier de l'OPAC. Voiture remise à neuf, je la gare à la même place jusqu'à ce que...
- ma voiture se refasse fracturée ! 2 semaines après. Moche. Bien sûr, le gardien, qui est sensé garder, me dit qu'il n'a rien vu entendu. Ma voiture (une petite de tourisme que l'on croise couramment dans la rue) doit provoquer.
Ma voiture s'est vite retrouvée dans la rue, loin d'un tel parking. Elle y passe depuis des nuits heureuses, alors que les mêmes personnes qui l'ont fracturé doivent certainement passer régulirement à proximité. Mais un gardien les effraie moins que le quidam.
Moralité : oui au stationnement résidentiel, mais attention aux parkings de l'OPAC, sources de surprises...
09:25 Publié dans Bac à sable | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : OPAC, stationnement, résident
30.09.2007
Egalité hommes/femmes ? Un contre exemple concret
Les discussions dans les ascenseurs sont riches d'enseignements. Là, la conversation entre un manager d'Olivier Wyman et un de ses collaborateur est édifiante sur la considération qu'il porte à ses collègues féminines... qui sont sous sa responsabilité !
Echange :
Manager : - J'ai pas laché le service RH, ils m'envoient enfin ce qui faut. Une blonde et une brune, bon niveau. La moche, je l'ai mise en congés [rires]
Collègue : - [rires]
Il va de soit que le regard pétillant du manager ne laisse aucun doute sur la signification du "bon niveau". L'abscence de sourire de ces demoiselles effectivement arrivées depuis ne laisse aucun doute sur la manière certainement délicate avec laquelle leur manageur les encadre.
Olivier Wyman : cabinet de stratégie (finance principalement) qui se veut "haut niveau"...
18:45 Publié dans Bac à sable | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.09.2007
Le modèle chinois n'est pas ma tasse de thé M. Greenspan...
... mais si vous voulez, vous pouvez aller y travailler, et bénéficier du "merveilleux" système de retraite / système de santé / environnement de vie qui s'y développe.
M. Greenspan est certainement quelqu'un de brillant dans son travail, et je suis bien loin de lui et de son métier pour pouvoir juger de ses 20 ans à la tête de la finance mondiale (en tant que Président de la banque centrale des Etats Unis). Il a quitté ses fonctions et est maintenant en retraite. Qu'il en profite, et nous laisse établir le monde dans lequel nous allons vivre et grandir.
La Chine n'est pour moi absolument pas un modèle de société de masse. Alors la flexibilité que M. Greenspan appelle m'énerve.
Deux citations de ce cher visionnaire d'un monde meilleur :
1) "Il faut pouvoir licencier sans coût élevé". Ok, mais de la part d'une personne aussi protégée et protectionniste que lui, celà ressemble à une leçon amère.
2) "Si vous avez compris ce que je veux dire, c’est que je me suis mal exprimé". Ouf, comme ça, la citation ci-dessus n'est plus valable. Comme tout le reste. J'aime mieux ça.
Remarque : M. Greenspan accuse la France d'être protectionniste, lui qui n'a eu de cesse pendant 20 ans de fixer les principaux leviers de la réserve fédérale de manière à protéger son économie (normal, c'était son boulot), mais au détriment de nombreuses autres (Asie et Amérique du Sud pour les crises les plus marquantes).
Moralité : "faites bien ce que je dis, mais pas ce que je fais... et n'oubliez pas d'acheter mes mémoires [1]"!!
[1] Deux "mémoires" :
- Celles validées par M. Greespan, entre éloge et discours moralisateurs. Un peu béa.
- Celles réalisées par un vrai profesionnel, entre faits et résultats. Un peu pamphlet.
21:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.07.2007
Je n'irai pas dans l'espace cette année...
Les temps sont durs pour tous ceux qui veulent atteindre l'espace. Outre les "affaires" dans lesquelles s'empêtre la NASA, où les astronautes agissent d'avantage comme des personnages de "Dallas" ou des "Feux de l'amour" que comme des héros de l'espace, une explosion a gravement atteint le monde spatial privé.
3 personnes de la société ScaledComposites sont mortes, trois autres sont grièvement blessées, entrainant une crise grave pour cette petite, mais pas si jeune (créée en 1982), société.
L'explosion a eu lieu dans le désert de Mojave, lors d'une manipulation d'un ergol des fusées, du protoxyde d'azote. Pour les amateurs d'humour noir, il est bien connu sous le nom de gaz hilarant.
Ce type d'incident, une explosion au sol liée à l'utilisation d'ergols instables, endeuille régulièrement la communauté spatiale. Une grosse explosion avait ravagé en 2003 le pas de tir spatial brésilien, mettant un sérieux coup d'arrêt à un programme participant au développement de la fierté du pays. [Vue aérienne de l'explosion ci contre à droite].
Aujourd'hui, les ambitions de ScaledComposite en prennent un coup. Sérieux. Cette entreprise privée, fer de lance de plusieurs "start up" dont le développement s'est accéléré ces dernières années avec les fonds des magnats du Web et des logiciels, risque de ne pas se relever.
Le modèle économique s'appuie sur le tourisme spatial... donc sur la confiance de riches personnes dans la capacité des engins spatiaux à les ramener sain et sauf après un bref saut hors de l'atmosphère. Les réservations de près de 50 millions risquent de disparaître bien vite.
ScaledComposite avait remporté le X-prize, récompensant le premier engin privé à faire deux allers-retours en deux semaines avec le même engin, emportant deux passagers en plus du pilote. Un cahier des charges pour ouvrir le tourisme spatial. Tout semblait bien aller. Cependant, la prise de contrôle de la société par le géant Northrop Grumman laissait planer des doutes sur l'avenir de la société. Des histoires très classiques communes à toutes les entreprises : nouvel actionnaire majoritaire, est-ce que le patron fondateur va rester en place ? Quelles activités vont se développer / disparaître ? Etc. Northrop Grumman a pris 100% du capital de ScaledComposite 6 jours avant le drame. Coïncidence ? De nombreux incidents industriels, notamment les plus dramatiques, sont issus de négligences humaines souvent favorisées par un contexte humainement difficile.
Quoi qu'il en soit, je ne suis pas prêt d'aller dans l'espace. J'espère simplement que cette nouvelle aventure spatiale dans laquelle de nombreuses petites entreprises privées se sont lancées discrètement depuis quelques années va se poursuivre.
23:15 Publié dans Espace | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Espace, explosion, entrepreneur
20.07.2007
Col blanc dans costume strict
Le monde de l'audit est connu pour ses armées de collaborateurs, habillés de costumes uniformément sombres. Cette image est bien volontiers diffusée comme la règle de la profession. Mazars n'y échappe pas, et le message électronique envoyé par le DRH France à tous les collaborateurs d'une tour du quartier d'affaires de la Défense abonde en ce sens.
Il s'agit d'un rappel à l'ordre sur la tenue vestimentaire en vigueur, avec un style... particulier.
Extraits :
"les tenues cool (yo man) qui faisaient parfois ressembler nos collaborateurs à des déménageurs tatoués"
"j'ai du me résoudre à constater que le spectacle qui s'offrait à moi était probablement une nouvelle "poussée expressionnelle qui faisait sens en conjuguant coolitude, sympathicalité et révolte" comme sauraient le dire les socio-strato-bobo-consultants toujours avides de vendre leurs analyses de perlinpinpin."
Le mail a été publié par le NouvelObs le 11 juillet [texte publié par le NouvelObs], et le texte m'a été confirmé, sauf l'addendum, par un consultant faisant parti de la liste des destinataires de ce message.
Des échanges ont eu lieu dans la partie "réaction" [lien vers les réactions à l'article] et rallient trois positions :
- C'est n'importe quoi, de toute façon les auditeurs sont des gens austères, tristes, et, si on leur retirait leurs costumes, on s'apercevrait qu'ils sont faits d'un métal très froid et très sombre.
- C'est très bien : la politesse + la relation client passe par un paraître impeccable. Digression sur les vendeurs d'auto. Noir + col blanc = qualité = client content.
- Ce n'est pas un peu ridicule ce mail ? La preuve : coût du message = salaire DRH * 1heure /Nb heure pour le salaire DRH... au pire 50€, insoutenable !
23:50 Publié dans Bac à sable | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Mazar, lettre, DRH, tenue correcte exigée, auditeur













